18 juin : Moïen Letzebuerg
Bon, pour un site sous-titré "chroniques du Luxembourg", il faut avouer que, jusqu'à présent, il n'a pas été trop question du Grand-Duché. La semaine s'y prête puisque le 23 juin ce sera la fête nationale. Ici, la fête nationale ne commémore pas la victoire contre la dictature, la libération ou l'indépendance du pays, non, elle correspond juste à une occasion (de plus) de boire de la bière et manger des saucisses, faire la fête quoi !
A l'origine, la date de la fête nationale était mobile, puisqu'elle correspondait à l'anniversaire du Grand-Duc. C'est dur à croire, il n'y a peut-être qu'en Lybie ou en Corée du Nord où la fête nationale est consacrée à souhaiter un bon anniversaire au souverain, et pourtant c'est vrai. Plus exactement, c'était vrai, car un des derniers Grands-Ducs étant né en plein hiver (pour mémoire, l'hiver ici commence le 15 octobre et se termine le 15 mai), il décida de fixer définitivement la fête nationale au 23 juin, ce qui n'avait alors plus aucun sens du tout.
Mais ce n'est pas très grave, parce que le 23 juin, comme je le disais plus haut, est surtout l'occasion d'installer des guinguettes où le Luxembourgeois s'adonne à ses activités préférées : boire de la bière (Bofferding, Mousel, Battin, Simon Pils ou Diekirch, c'est pas mal pour un si petit pays), et manger des saucisses (Mettwurscht ou Thüringer, c'est moins impressionnant mais ça suffit largement).
En fait, ici, tous les prétextes sont bons pour manger des saucisses :
L'hiver, c'est le marché de Noël. Le printemps c'est l'Octave (en plus des saucisses, le Merlan frit est aussi à l'honneur). L'été c'est la fête nationale. L'automne c'est la Schuberfouer.
Et entre, on trouve toujours une occasion : Gay Pride, journée de la femme, fête religieuse, journée de l'Europe, 1° mai, etc. Pourquoi se priver ?
Là, sur la photo, samedi dernier, je ne sais pas trop pourquoi (pour la libération de Florence Aubenas ? Le début de Wimbledon ?), des stands étaient sortis sur la Place d'Armes, et pendant que le soleil dardait ses rayons sous les airs enjoués de la traditionnelle fanfare qui rythme les samedis après-midis du centre ville, les saucisses, toujours plus grosses, toujours plus grasses, se doraient à la chaîne.


