18 juin 2005

18 juin : Moïen Letzebuerg

Bon, pour un site sous-titré "chroniques du Luxembourg", il faut avouer que, jusqu'à présent, il n'a pas été trop question du Grand-Duché. La semaine s'y prête puisque le 23 juin ce sera la fête nationale. Ici, la fête nationale ne commémore pas la victoire contre la dictature, la libération ou l'indépendance du pays, non, elle correspond juste à une occasion (de plus) de boire de la bière et manger des saucisses, faire la fête quoi !
A l'origine, la date de la fête nationale était mobile, puisqu'elle correspondait à l'anniversaire du Grand-Duc. C'est dur à croire, il n'y a peut-être qu'en Lybie ou en Corée du Nord où la fête nationale est consacrée à souhaiter un bon anniversaire au souverain, et pourtant c'est vrai. Plus exactement, c'était vrai, car un des derniers Grands-Ducs étant né en plein hiver (pour mémoire, l'hiver ici commence le 15 octobre et se termine le 15 mai), il décida de fixer définitivement la fête nationale au 23 juin, ce qui n'avait alors plus aucun sens du tout.
Mais ce n'est pas très grave, parce que le 23 juin, comme je le disais plus haut, est surtout l'occasion d'installer des guinguettes où le Luxembourgeois s'adonne à ses activités préférées : boire de la bière (Bofferding, Mousel, Battin, Simon Pils ou Diekirch, c'est pas mal pour un si petit pays), et manger des saucisses (Mettwurscht ou Thüringer, c'est moins impressionnant mais ça suffit largement).
En fait, ici, tous les prétextes sont bons pour manger des saucisses :
L'hiver, c'est le marché de Noël. Le printemps c'est l'Octave (en plus des saucisses, le Merlan frit est aussi à l'honneur). L'été c'est la fête nationale. L'automne c'est la Schuberfouer.
Et entre, on trouve toujours une occasion : Gay Pride, journée de la femme, fête religieuse, journée de l'Europe, 1° mai, etc. Pourquoi se priver ?

Là, sur la photo, samedi dernier, je ne sais pas trop pourquoi (pour la libération de Florence Aubenas ? Le début de Wimbledon ?), des stands étaient sortis sur la Place d'Armes, et pendant que le soleil dardait ses rayons sous les airs enjoués de la traditionnelle fanfare qui rythme les samedis après-midis du centre ville, les saucisses, toujours plus grosses, toujours plus grasses, se doraient à la chaîne.

13 juin 2005

Week-end du 12 juin, à Saint-Etienne

Rien de tel qu'un barbecue pour faire comprendre à vos neurones que l'été a commencé !
La douce odeur des merguez qui se carbonisent sur la grille, le crépitement des herbes de provence tombant dans le feu, voilà ce qu'il faut pour savourer le retour des beaux jours.
Du coup, ce week-end, c'était bien sympa de se retrouver en famille pour faire griller des côtelettes dans la maison de campagne en Haute-Loire.
Quand j'étais petit, je n'aimais pas aller à Saint-Maurice-du-Lignon parce que la maison qu'on y louait avait un petit jardin, qu'elle était dépourvue de salle de bains et que, horreur suprême, les toilettes étaient "à la Turque". Bref, quitte à respirer l'air frais, je préférais aller en Bourgogne où on retrouvait en plus tous nos cousins et cousines pour les vacances.
Finalement, il y a 2 ans, mes parents ont fait construire une maison sur un terrain à l'écart du village de Saint-Maurice, et là c'est le bonheur : calme absolu, grand jardin, et 2 (oui 2 !!) toilettes, tout ce qu'il y a de plus confortables. Et, bien entendu, un barbecue.

Pour l'instant, comme le terrain est grand, pour éviter de tondre, le paysan voisin est invité à laisser ses moutons brouter devant la maison. Ceci au prix de quelques crottes sur l'herbe et de quelques mouches. Devant les charbons de bois tout rougis, à la vision des petits agneaux à l'air si tendre, je n'ai pas pu empêcher une coupable association d'idée... Mais que les membres de la SPA se rassurent, nous n'avons pas troublé leur repas sous prétexte de les inviter au nôtre.