28 décembre 2005

Tombe la Neige...

Bienvenue en Sibérie. A Luxembourg, l'hiver dure un peu toute l'année, sauf de décembre à février où c'est l'enfer. Cette année, c'est bien parti:

Alors:

on va pouvoir passer la soirée à regarder par la fenêtre les flocons tomber, les passants faire de belles glissades et les voitures se rentrer dedans au carrefour juste en bas (c'est pas gentil mais c'est pour tous ceux qui passent à 90 km/h quand il fait sec, surtout la nuit à 4h du matin).

les frontaliers vont se plaindre encore un peu plus des bouchons (quand c'est pas la neige c'est les camions, quand c'est pas les camions c'est les départs en vacances, quand c'est pas les départs en vacances c'est les travaux, quand c'est pas les travaux c'est les radars, quand c'est pas les radars c'est ce rogntudju de 54/55/57/Belge/Lulu qui ne sait pas conduire - rayer la mention inutile - et quand c'est pas le monde entier qui est ligué contre ces pauvres gens qui passent le quart de leur vie sur l'autoroute c'est qu'ils viennent d'échapper de justesse à l'accident vers lequel ils roulent à toute vitesse).

les collègues vont ressortir leurs Moon-Boots à poils et leur doudoune format sac de couchage.

et moi je vais avoir une excuse pour rester 10 minutes de plus au lit demain matin ("ouh là là, c'était pas commode ce matin, il a fallu gratter")

27 décembre 2005

Sympa, l'esprit de Noël...

Le premier qui n'a pas eu envie d'égorger sa tante Hortense en découvrant sous le papier cadeau un splendide éventail en dentelle, décoré de la mise à mort d'un taureau peut toujours me jeter la première pierre. N'empêche que les cadeaux mal choisis font aussi partie de la magie de Noël.

Alors c'est vrai que j'ai trouvé un peu lamentable le courrier de pub envoyé aujourd'hui par un site marchand, vers lequel je m'abstiendrai bien évidemment de faire un lien. Laissons parler la capture d'écran:
Les fainéants avaient déjà la "lettre au Père Noël", puis est arrivé le "chèque cadeau", sans parler de "la petite enveloppe garnie", alors là, inciter les gens à revendre leurs cadeaux avant même qu'ils n'aient digéré la dinde aux marrons, c'est un peu fort... Surtout avec l'argument massue : "Vendez et gagnez de l'argent", comme si finalement, on n'en avait rien à faire de la Tante Hortense qui a fait les bacs de tous les disquaires de France pour trouver un 45 tours de Sim.

Alors je lance un appel solennel à toutes les tantes Hortense du monde : allez sur ce site (ou sur eBay) et lancez une recherche avec tous les cadeaux que vous avez offerts dimanche dernier. Dès que vous trouvez un neveu ou une nièce qui revend sont cadeau, rachetez-le lui un bon prix... et gardez-le en réserve pour le 25 décembre 2006...

Les voeux professionnels

Quand il fallait faire un bisou à la Tante Hortense pour lui souhaiter la bonne année, vous aviez déjà l'impression d'être légèrement hypocrite. Est-ce que vous tous ces voeux de bonheur, d'allégresse et de santé (oui, surtout la santé, c'est le plus important la santé, hein Tatie) venaient vraiment du fin fond de votre coeur ou plutôt de la même bonne éducation qui vous incite à dire bonjour, merci et au-revoir aux moments adéquats ? Surtout si la tante Hortense venait justement de vous glisser un billet de 50F dans la poche juste avant.

Alors maintenant que tous les voeux de santé ne feront plus grand effet à la Tante Hortense qui a rejoint son mari dans les pages jaunies des albums photos, vous voilà soumis à un exercice d'un niveau encore un peu plus élevé dans les voltiges de la bienséance: les voeux professionnels.
Aujourd'hui, de retour au travail après un week-end prolongé (le 26 décembre est férié au Luxembourg, merci), alors que vous vous apprêtez à passer une journée assez paisible à remettre de l'ordre dans vos affaires et votre boîte Outlook, vous découvrez avec horreur la pile de cartes de voeux qu'il faut envoyer à vos partenaires, à vos clients et, pour les stakhanovistes du bonheur un peu rance, à vos fournisseurs.

2 options s'offrent à vous : la première est évidemment de simplement écrire "meilleurs voeux" et de signer. Sauf que justement dans ce cas, envoyer une carte par courrier, à l'ancienne, pour marquer des points et se rappeler au bon souvenir des gens, ne sert pas à grand chose. A ce prix là, vous pouvez tout aussi bien envoyer un e-mail à tous vos contacts et hop, le tour est joué. Un de nos commerciaux qui a travaillé pour un député m'a confié que, évidemment, les gens habitués à recevoir des centaines de cartes tous les ans ne prennent même pas la peine de répondre aux cartes sur lesquelles figure une simple signature ou un texte qui "ne bave pas quand on passe un doigt mouillé dessus". Du coup ce collègue prend 2 jours rien que pour trouver un petit mot personnel qui saura toucher le destinataire, ou au moins lui montrer qu'on a réfléchi plus de 5 secondes avant de lécher le timbre poste. Ce n'est visiblement pas le cas d'un autre collègue qui a posé son traditionnel "meilleurs voeux" à la chaîne, y compris sur une carte envoyée à un partenaire hollandais (qui ne parle pas un mot de Français, évidemment). Alors, l'autre option est évidemment de prendre des heures à écrire à tous une formule qui saura être : personnalisée sans être trop personnelle, professionnelle sans être trop distante, amusante sans être trop familière, originale sans être trop excentrique.

J'ai cherché s'il n'y avait pas un site qui proposerait une centaine de formules toutes faites pour des voeux professionnels satisfaisant tous ces critères. Je n'ai rien trouvé d'autre que : Les voeux du ministre de la défense Français en 2003, avec de subtiles allusions aux réveillons dans les porte-avions. Ceux de son collègue de la Santé pour 2005 (j'aime surtout l'intitulé : 'aux forces vives', rien que ça, c'est pas mal pour celui qui le reçoit) et, pour finir, bien évidemment, les voeux de Noël de notre bien-aimé Grand-Duc.

21 décembre 2005

La soupe en conserve

Quand on débarque dans un pays qu'on ne connaît pas, les premières craintes sont souvent liées à la nourriture. L'eau est-elle potable ? Oui, même si personne ne la boit. Elle doit d'ailleurs être bien meilleure que dans beaucoup de villes françaises. Et la nourriture, ça va ? Bon, il faut admettre que les plats locaux sont un peu lourds et gras (à base de cochon en général et de saucisses en particulier, voir précédents posts pour plus de détails). Et puis comme il y a plus d'étranger que de Luxembourgeois, il n'est pas rare d'avoir des semaines portugaises, italiennes ou françaises dans les grands magasins. Et de toute façon vous trouverez toujours des produits de tous les pays d'Europe, y compris certains qu'on n'a pas l'habitude de consommer en France.
Parmi ceux-ci, il y a... la soupe en boite de conserve.
Là, sur la photo on ne voit pas bien parce que je me suis amusé à plagier Andy Warhol, mais la marque phare qui domine les rayons c'est Unox, avec sa tomatensoep, sa juliensoep et surtout, son best-seller, le Minestrone. Le principe est aussi simple que répugnant : vous videz une espèce de gélatine dans une casserole, puis vous remplissez la boîte vide avec de l'eau du robinet, que vous mélangez à la gélatine avant de faire chauffer. Miam !!

Depuis un an ou deux, Unox est sorti du panthéon des marques Belges (Calvé, Becel, Cécémel...) et s'est fait racheter par Knorr, donc c'est un peu moins exotique, mais tout autant dégoutant. Si vous êtes un peu plus civilisé, vous pouvez également choisir dans le même rayon de la soupe en brique ou en bocal, voire la préparer vous-même (si, si, il paraît que ça se fait).

20 décembre 2005

Photos de rue

Comme ce blog est en vie depuis quelques mois, je vais de temps regarder sur Google en tapant "chroniques du luxembourg" comme critères de recherche. Sans grand succès dois-je dire. Ou plutôt, sans grand succès jusqu'à aujourd'hui où j'ai trouvé le premier lien de quelqu'un que je ne connaissais pas vers ce site. Et en plus il est fait depuis un blog intéressant (non je ne dis pas ça pour faire le mec qui se sent obligé de remercier) : http://florenthay.typepad.com/

C'est un blog avec des photos prises dans la rue. Les clichés sont très chouettes, donc 2 fois merci, et allez-y tous (j'aime bien surtout la série sur le bal à Paris). Bon, il manque peut-être d'un tout petit peu de texte, parce que moi j'aime bien le texte, quand on explique comment on a pris les photos et la petite histoire qui va avec, mais c'est vraiment pour pas avoir l'air de ne pas faire que des compliments...

18 décembre 2005

Les prises de téléphone

Un pays multiculturel comme celui où j'habite constitue un environnement stimulant et plein de richesses dans bien des domaines : culture, gastronomie, éducation... mais question électroménager c'est une catastrophe !

Samedi, on a acheté un téléphone chez Auchan, à Luxembourg. Normalement, l'installation d'un téléphone, ça se résume à ouvrir la boîte et brancher la prise fournie dans la fiche murale et le tour est joué. Hé ben ici, vous pouvez toujours courir...
La preuve par l'image :

Si encore on l'avait acheté en Allemagne ou en France, ou qu'on avait ramené un lecteur MP3 en Espagne, mais non, c'est un produit vendu dans le plus grand magasin du pays. Et nos prises murales sont "normales" (enfin, ici).

Alors moi je dis, l'Europe, d'accord, c'est bien joli de mettre tout le monde d'accord sur la monnaie, les taxes et la façon de fabriquer des camemberts ou de faire pousser de l'avoine, mais faudrait quand même penser à faire des prises qui rentrent dans les trous...

17 décembre 2005

La photo du Grand-Duc

Dans tous les magasins du pays, ce qui frappe le visiteur nouveau venu au Luxembourg, c'est la présence systématique de la photo du couple grand-ducal. A savoir Henri et Maria-Thérésa. Personnellement, en bon franchouillard, je trouve que c'est plutôt une bonne idée d'avoir "coupé court" à ce genre de fantaisie aux environs de 1789. Mais, ici, évidemment, il n'est pas question de rigoler à ce propos, les têtes couronnées c'est sacré.

L'association des commerçants de Luxembourg met d'ailleurs grâcieusement à disposition de ses adhérents la photo OFFICIELLE. Comme ils disent, "Afin de donner un air de fête à la Ville, nous vous prions d’intégrer cette photo dans la décoration de votre vitrine". Il y a différents modèles : le Grand-Duc avec sa femme, en militaire, en civil, en blouson sport devant son pavillon de chasse, en tenue décontractée avec toute la famille (5 enfants je crois)... du grand art. Certains commerçant préfèrent apparemment l'ancien, qui a cédé sa place à son fils en 2000, à peu près au moment où j'arrivais ici (c'était une bonne idée, ça nous avait gagner un jour de congé supplémentaire).

Hier soir, on avait une soirée de Noël avec des amis, où tout le monde devait venir avec des cadeaux à moins de 5 euros. Un petit cadre chez Casa, une carte postale dans la vieille ville, et voici un beau cadeau et un air de fête dans un appartement d'immigré comme nous.

10 décembre 2005

Les magasins qui manquent le plus au Luxembourg

Malgré son titre, ce blog ne parle pas beaucoup du Grand-Duché. Alors voilà, pour me rattraper de n'être finalement qu'un des innombrables profiteurs qui utilisent le Luxembourg sans l'admettre et ce, depuis 5 ans, je me rachète un peu avec ce post.
Voici, selon moi, les magasins qui manquent le plus dans ce pays où il y a plus de banquiers que d'habitants, plus de voitures que de personnes en âge de conduire, mais pas une seule boulangerie digne de ce nom :

  • Un resto pour manger à midi à moins de 8 euros tout compris. Parce que à part les Kebabs, McDo et Quick, c'est Waterloo morne plaine : ici pour un steak-frites, une Rosport et un café, même dans un resto miteux, vous en avez pour 12 euros au minimum. Un peu cher, non ? Surtout que, ici, la TVA sur la restauration n'est qu'à 3%...
  • Une FNAC ou un Virgin. Parce que même Hotwax, le petit disquaire de la Grand Rue a fermé cette année. Et que, du coup, vous n'avez plus qu'à acheter vos CD chez Auchan. C'est bien si on aime Céline Dion ou Madonna, mais pour Lali Puna ou Belle & Sebastian, c'est moins évident.
  • Un café PMU. Parce que ici les bars lounge pour bobos ça ne manque pas, ni les pubs pour Anglais, ni les cafés pour lycéens, mais il n'y a pas un seul véritable troquet avec des tables en formica, le Pastis servi avec une carafe en plastique jaune et le baby-foot dans un coin.
  • Une vraie boulangerie. Parce que autant niveau pâtisserie je dois dire que Oberweis c'est parfait, autant il n'est pas possible de trouver du vrai pain ou des vrais croissants, qui ne suintent pas le beurre et ne s'effritent pas dans le café quand on les trempe (oui, je suis sale, je trempe, je sais)
  • Un magasin d'instruments de musique digne de ce nom. Parce que c'est pas pratique d'aller à Metz ou en Allemagne pour trouver du bon matériel à un prix raisonnable.
  • Des boutiques ouvertes après 18h. Parce que j'ai fait mes courses pendant près d'un an dans une station service lorsque je suis arrivé, et que ce n'est pas vraiment ce à quoi j'étais habitué, même si les stations services sont au demeurant très bien achalandées. Merci au passage à la Total du Pulvermühl.
  • Une friterie. Parce que depuis que je vis avec une Belge j'ai appris à reconnaître les bonnes frites, coupées à la main, cuites dans 2 bacs à températures différentes, que le vendeur ne sale pas pour pas qu'elles ramolissent pendant le transport.

Allez, quoi, juste un petit effort ! J'imagine, en plus, que l'ouverture du "Auchan" il y a 9 ans (j'étais pas encore là) a dû être une révolution, parce que les courses au "Cactus" c'est très bien, mais par moment on se demande si on n'a pas été téléporté en Roumanie au temps de Ceacucescu.

09 décembre 2005

Les écrans et les fenêtres

Que celui qui n'a jamais surfé pendant plus d'une heure sur L'Equipe ou Boursorama jette la première pierre à tous ses collègues de bureau. C'est une évidence physiologique : l'homme ne peut pas travailler 8 heures par jour (au Luxembourg on est encore aux 40h).
Au début, pourtant, on n'ose pas trop envoyer des mails personnels, ou se renseigner par Internet sur les options disponibles sur une voiture, ou le meilleur itinéraire pour partir en week-end (voire sur les offres d'emplois ou le tour de poitrine de Britney Spears). Même si la règle de base c'est de ne pas avoir son écran directement visible par ses collègues de bureau, comme tout le monde, j'ai imaginé des stratagèmes subtils.

Première astuce : En stage, je tapais souvent mes e-mails dans un éditeur de texte Java et je le copiais ensuite en 3 secondes dans outlook pour pas me faire capter" (ouah, Cyril, il tape son code vachement vite...)

Seconde astuce : Une fois découvertes, on use et abuse des 2 combinaisons de touches qui prouvent que les employés de Microsoft aussi sont des adeptes de la glande au bureau, et qu'ils savaient ne pas être les seuls : "Alt + Tab" qui impose que vous ayiez au préalable ouvert une maginifique feuille excel avec des chiffres et des graphiques partout, pendant que vous jouez à Civilization III (oui, avec le temps, on s'aguerrit, et j'avoue avoir réalisé de très belles parties pendant mes périodes d'inter-contrat chez Altran). Ou, encore plus efficace, "Windows + M" qui minimise toutes les fenêtres.

Troisième astuce : la plus efficace. Et la plus simple : Ne pas se cacher, avoir l'air de rien, sûr de soi. Comme tous les voleurs qui ne se font pas prendre. Si vous avez les mains moites, que votre écran est tourné dans un angle impossible, que vous vous retournez à chaque fois que la porte du bureau s'ouvre, alors il ne fait aucun doute que vous êtes aussi coupable que l'homme qui sort d'un magasin les mains moites, en sifflotant et en marchant vite. Par contre, qui se souciera du contenu d'un email rédigé au vu et au su de tous ? Et puis, tant que vous ne surfez pas sur des sites de fesse, il y a peu de risque que 70 pop-ups s'ouvrent au moment précis où votre chef vous invite à boire un café.

Quant au risque que les administrateurs système vous dénoncent comme le plus grand surfeur ou envoyeur de mails de la société, vous ne courrez aucun risque : Ils sont imbattables. Si vous n'avez pas Internet ? Ben, j'aurais une idée de produit : des rouleaux de papier toilette avec des romans entiers écrits dessus, pour pouvoir être emportés et passer le temps dans les sinistres entreprises où on n'a même pas le droit de chercher sur Google les pages qui parlent de ses collègues.

Tout ça pour dire qu'un petit post depuis le bureau, surtout un vendredi après-midi, ça ne peut pas faire de mal.

06 décembre 2005

E-Business, je me la pète...

Pour ceux qui ne le savent pas, mon métier tourne autour de l'informatique, dans les domaines liés aux documents (notamment leur création, leur numérisation, leur gestion et leur diffusion). C'est déjà pas très simple à expliquer avec des mots du dictionnaire, alors ça devient vite complètement inintelligible si on utilise des mots qui n'y sont pas... ce que font en général les sites webs spécialisés, les articles de presse et les conférenciers. Justement, je dis ça parce que j'ai fait le déplacement aujourd'hui jusque Paris pour assister à des conférences "E-Business" sur la dématérialisation de factures. Chouette !
Cette manifestation était organisée dans un endroit qui s'y prête parfaitement : La Défense. Ce quartier est hallucinant et ce n'est pas le simulacre de marché de Noël installé sur le parvis qui rendrait ce désastre architectural moins inhumain. Déjà le vin chaud au pied de la cathédrale de Strasbourg, c'est souvent dégueulasse, mais alors en face du CNIT avec des banquiers et des avocats d'affaires, bonjour l'ambiance...

Enfin, ce qui m'a marqué, outre le marché de Noël en question, c'est ma petite pause aux toilettes entre 2 intervenants. Alors que j'étais occupé à ma petite affaire dans des urinoirs séparés les uns des autres par des vitres opaques montant jusqu'au plafond (il faut croire que les hommes d'affaire sont mal élevés et ont tendance à regarder par dessus l'épaule de leur voisin de pissotières), bref, pendant ce temps, donc, des bruits ignobles s'échappaient de derrière une des portes des cabinets. Des bruits suivis de leur auteur, un peu plus tard, alors que je m'essuyais les mains: un cadre supérieur grisonnant, cravatte Hermès et chaussures Weston, qui quittait les lieux sans même une halte au lavabo.

Hé bien c'est ce même individu qui nous a servi un jargon mitonné à base de certificats X509, ERP, EDI et E-Business sous les traits d'un conférencier à la pointe du savoir et de la compétence. Je vous livre quand même sa devise, puisqu'il nous la communiquée : "Notre objectif, c'est rendre l'entreprise actrice de son diagnostic". Tout un programme !

04 décembre 2005

Miss France contre le Téléthon

Bon, soyons francs, d'habitude j'accorde autant d'importance à l'élection de Miss France du Poitou qu'au Téléthon. Mais les samedis soir, quand on va dans la famille d'Anne en Belgique, on tient en général compagnie à sa grand-mère (alias Bobonne) qui est assez friande de ce genre d'émission.

Donc là, pour une fois, on avait pu échapper à Patrick Sébastien et on se retrouvait donc prêt à se fader 45 nanas tout droit sorties des provinces de l'hexagone, avec les figures imposées : le chapeau de Geneviève de Fontenay, les miss bronzées d'outre mer, le défilé en maillot de bain, la gourdasse qui pleure quand on lui dit qu'elle a gagné, et surtout les bons sentiments du style "La guerre c'est dégueulasse" et "j'adore les enfants".

Ouais, sauf que la le message d'amour vers les enfants, il avait un petit goût de rance, avec le téléthon de l'autre côté de la télécommande, sur France 2. D'un côté tu pouvais donc filer de l'argent par SMS à Miss de Fontenay, TF1 et Endemol, la compagnie la plus pourrie de l'audiovisuel, et de l'autre côté tu pouvais appeler le 36-37. Sauf que le 36-37 n'était pas aussi glamour, d'ailleurs Johnny Haliday et Jean Réno avaient bien choisi leur camp.

Pour l'année prochaine, il faudrait confier à Endemol l'organisation du Téléthon : on ferait défiler les enfants myopathes en maillot de bain, on pourrait voter pour quelle maladie on préfère donner. Tapez '1' pour la mucovsicidose, '2' pour la myopathie, '3' pour la sclérose en plaques, '4' pour la connerie, ha non, c'est vrai, ça faudrait surtout pas trouver de vaccin, ça risquerait de faire chuter l'audience.