La route de la frite
Au bord de la route, en Belgique, on voit rarement des "routiers" comme en France. Sur l'autoroute, vous passerez parfois sous un AC-Restaurant (le plat change une fois par mois, c'est le paradis des chicons au gratin et du hachis parmentier) mais la vraie gastronomie des bas côté ne se joue pas là. Elle réside dans ce qu'on ne trouve réellement que dans le plat pays : ces petites gargottes, parfois des caravanes à la Rosetta, parfois de vrais chalets, j'ai nommé "les fritures" (parfois aussi appelées friteries).
La vraie route de la frite c'est la Nationale 4, qui relie Arlon à Bruxelles, en passant par Martelange, Bastogne, Marche-en-Famenne, Namur et Wavre. En ce moment, avec les travaux sur la E-411 (l'autortoute), il m'arrive plus souvent d'emprunter cette route, comme pour beaucoup d'habitants de la région. Sur cette nationale, il se passe rarement plus de 10 kms avant qu'un petit (ou un gros) panneau n'indique la présence prochaine d'une friture au bord de la chaussée. Pour choisir sa friture, c'est un peu comme pour choisir un restau en bord de mer sur la côte d'azur : faites ça au feeling et au nombre de voitures et de mobilettes garées devant. Ou alors, allez faire un tour sur ce site qui recense les meilleures friteries de Belgique (comme s'il y en avait ailleurs) et vous pourrez ensuite voter pour votre friterie et peut-être faire évoluer le top 3 de la frite.
A l'intérieur, évidemment, leurs majestés LES FRITES, qui valent à elles seules le déplacement, sont cuites dans 2 bacs de friture à 2 températures différentes (le premier pour que la frite ait le temps de cuire, le second plus chaud pour que la frite dore mais sans noircir, tout un art). Comme je ne suis pas belge, je les mange avec juste un peu de sel, mais les autochtones les arrosent de sauce, au choix entre mayonnaise (bien sûr), ketchup mais aussi les typiques "Cocktail", "tartare", "Samouraï" ou "Andalouse". Si vous voulez manger autre chose que des pommes de terre, vous pourrez tenter les "Mexicanos", "fricadelles", "fricadelles spéciales", "cervelas", "pouli-croc" et autres "loempias" . Tout ça est à base de viande (enfin, j'espère), de forme plus ou moins étrange, de couleur plus ou moins grisâtre. Et très chimique. Et très frit.
Au Luxembourg, on trouve quelques rares fritures le long de la route du Nord, vouées à une extinction prochaine avec la construction de l'autoroute. Elles seront remplacées, comme dans le reste du pays, par d'immenses stations services où vous aurez le chox entre un BiFi (saucisse chimique pré-emballée) et un Twix.
Histoire de mettre un peu d'originalité, la course a eu lieu en "nocturne" (pour les moins bons car le départ était donné à 17h, ce qui laisse quand même environ 4h30 avant la nuit noire). L'intérêt devait surtout être d'attendre que les magasins ferment leurs portes avant de paralyser le centre ville pour laisser passer les 6000 participants.
C'est bien expliqué, il faut (1) décoller l'étiquette bleue sur la gauche de la feuille pour (2) la disposer sur le carré tout brouillé. Ensuite, une fois que le bout de scotch magique est en place, il faut (3) gratter au-dessus du plastique comme si on avait un ticket de tac-o-tac, et l'inexplicable se produit...

Aujourd'hui, on est à peu près à mi-chemin de cette urbanisation galopante, alors, vu d'en bas, on a parfois l'impression qu'une armée de grues est installée dans la forêt...
Mais Merl ne bénéficie pas seulement d'un parc de plus de 5 ha prisé par les canards de toute la grande région, ce quartier charmant peut aussi se prévaloir :
J'ai un peu pratiqué les trains durant mes premières années de vie au Grand Duché. Déjà, tous les jours, pour aller
Il enjambe une vallée entière (le Pfaffenthal) et connaît, sur ses voies empruntées par quelques milliers de voitures tous les jours des embouteillages réguliers. Quelques cyclistes et même des piétons s'y risquent également, quoique le passage des voitures à moins de 1 mètres ne contribuent pas à leur rendre la vue sur le centre, le Grund et Walferdange plus agréable... 


Pour les réfractaires, reste l'autocollant jaune "Keng Reklammen w.e.g" (pas de pub svp) avec, Dieu sait pourquoi, un éléphant dessiné dessus.
Pour 2006, les résultats donnent quelques villes suisses en première position, Bagdad (quelle surprise...) et Athènes parmi les mauvais élèves, et Luxembourg en 18° position. Devant Paris, Madrid, New York, Honolulu et San Francisco mais derrière Düsseldorf, Bern et Bruxelles (?). On aura compris que les critères pris en compte incluent le niveau de vie, la sécurité, la stabilité politique et pas seulement le nombre d'heures d'ensoleillement, le pourcentage de personnes de moins de 50 ans et la qualité des matches de football de l'équipe locale.
