22 juin 2007
19 juin 2007
Flop Modèle
En déménageant du quartier de Bel-Air pour celui de Bonnevoie, nous savions qu'un des côtés agréables de notre nouvel environnement serait la substitution des fiduciaires et cabinets d'avocats d'affaires par des commerces de proximité. Ce qui, avouons-le, est plus pratique dans la vie de tous les jours. Effectivement, dans un rayon de 500 mètres autour de chez nous, on trouve des boulangeries, des épiceries, des restos, des magasins d'électro-ménager, des agences de banques, des cafés, un commissariat, un bureau de poste, une boucherie (denrée rare au Luxembourg), un pressing et même une épicerie indienne, une grecque, un magasin bio, un magasin de perles et j'en passe. Il y a aussi, au coin de la rue, un magasin dont les vitrines opaques, barrées d'une grande inscription "MODEL SHOP", me semblaient d'assez bon augure lors de mon premier passage.
Quelle pouvait bien être l'activité de ce bureau de modèles ? Etait-ce la succursale luxembourgeoise de l'agence Elite ? Une agence de casting internationale de RTL, destinée à trouver les présentatrices de téléachat de l'Europe entière ? Je voyais déjà déferler les jambes interminables de créatures blondes venues directement des pays de l’Est tenter leur chance dans ces bureaux en charge de donner un visage à la prochaine campagne publicitaire des crémants Bernard Massard. J’imaginais voir descendre à l'arrêt de bus les lauréates des miss Portugal au Luxembourg, miss Cap Vert au Luxembourg, miss Italie au Luxembourg, miss Camping des 3 frontières, et miss Luxembourg-tout-court, en quête d'une après-carrière dans le mannequinat. Mais non. [Tout renseignements pris, d'ailleurs, il s'avère que le Luxembourg est un des rares pays européens à ne pas organiser d'élection de miss - à l'exception des miss spécifiques aux communautés étrangères. Depuis 1997, on se fiche éperdument de savoir si les natives d'Ettelbrück sont mieux roulées que celles de Dudelange, si elles aiment les animaux autant qu'elles détestent la guerre ou l'hypocrisie, et on s'épargne à la fois Geneviève de Fontenay et les défilés de demoiselles en maillots de bain et talons aiguilles, association encore plus incongrue que "Birkenstock et chaussettes"]
Lorsque le rideau s'est levé, au matin du deuxième jour, mes illusions se sont envolées. En guise de beautés, celles que propose ce magasin sont des modèles réduits, des petits tracteurs, des locomotives des CFL (ou d'autres compagnies), des trains de collection et même des chars Panzer miniatures. La probabilité de croiser Claudia Schiffer en allant chercher mes croissants le matin m'a semblé, tout d'un coup, redevenir bien mince.
18 juin 2007
Cloques en Stock
16 juin 2007
Je m'y Père
En Allemagne, la fête des pères tombe toujours le jeudi de l’ascension, en Belgique c’était le week-end dernier (2° dimanche de juin), en France c’est une semaine plus tard (3° dimanche de juin) et, au Luxembourg, encore une fois bon dernier des classements internationaux, ce sera le 3 octobre. Moi je propose donc, si je suis élu à la prochaine présidentielle du Luxembourg, d'inclure la mesure suivante dans la prochaine constitution européenne : une date unique européenne, si possible calquée sur celle de Singapour, où on a choisi le 8 août (parce qu’en mandarin 8 se dit Pa, et donc 8-8 se dit Pa-Pa) ou celle de la Corée du sud où on fête les 2 parents le 8 mai. L'autre solution, ce serait d'y faire déménager toute ma petite famille, mais je crains qu'il ne soit difficile de trouver des Gromperekichelcher dans ces pays lointains.
15 juin 2007
Le Triangle sifflera 3 fois
Voilà, c'est officiel sur Google Trends, le merveilleux service (visiblement encore bien en version béta) qui permet de mesurer la popularité des termes les plus demandés sur le moteur de recherche : le programme de revitalisation de la science proposé hier sur ce blog commence déjà à porter ses fruits jusqu'aux USA, où le terme le plus en vogue sur Google, hier soir, n'était pas "Hamas", "Paris Hilton"," US Open", "Viagra", "Twitter" ou "Second Life", mais "Isosceles Triangle". Les Américains ont soif de géométrie euclidienne, qu'on se le dise.
Le terme a été qualifié par le moteur de recherche de 'Hotness : Volcanic'. Autant dire que c'est chaud comme une baraque à frites, comme dirait l'autre, alors je vais pas me priver pour faire un bon coup de spamdexing avant la période traditionnellement creuse du week-end : Triangle équilatéral. Théorème de Thalès. Pythagore. Trapèze. Section conique. Courbes de Lissajous. Angle droit. Hypothénuse. Pentagone. Parallélépipède. Ha, ha, je sens que mes chiffres de fréquentation vont littéralement exploser.
Bon, bientôt le retour du Luxembourg dans les sujets abordés. Excusez-moi et scheine Week-end, comme on dit ici.
14 juin 2007
Pourrir la Science
Déjà, il faut améliorer un peu l’image du scientifique, qui n’a pas l’air sexy si on s’en réfère à sa représentation cathodique : des types en blouses blanches qui modélisent des lames de rasoir en 3-D pendant les pubs, et qui, dans le téléfilm juste après, récoltent des poils incrustés sous les ongles de Brandon pour découvrir l’ADN de son meurtrier. Tu m’étonnes que les jeunes préfèrent faire nouvelle star ou même ambassadeur pour se gaver de Ferrero. Donc, premier élément, il faut intégrer 2h hebdomadaire de cours de musculation aux cursus scientifiques universitaires. Il faut donner le prix nobel de physique à George Clooney. Il faut recruter des top-models dans les laboratoires et les entreprises d’informatique. Il faut imposer aux télévisions des quotas d’ingénieurs chippen dales et une discrimination positive pour montrer que les scientifiques peuvent aussi rouler torse nu en décapotable.
Second élément qui rebute un peu, c’est que les scientifiques parlent bizarrement. Ils utilisent des vocabulaires compliqués, quand ce n’est pas des équations avec des intégrales et des racines carrées. De même qu’on a réformé l’orthographe pour donner aux incultes le droit de le rester, il est grand temps de réformer les disciplines scientifiques. Je propose, par exemple, qu’on décrète que la terre est plate, que le chiffre 1 remplace tous autres nombres sans exception, d’abolir la classification de Mendeleiev et rendre égaux tous les atomes de la création.
Enfin, il va falloir arrêter avec ces histoires de « Fête de la Science » ou autre « Olympiade des mathématiques ». Les journées comme ça, c’est normalement fait pour les causes désespérées ou les trucs tristes : le cancer, le SIDA, le don d’organe, la peine de mort, l'herpès, la corruption, l’esclavage, les visites dans les musées de province ou les femmes. C’est pas en venant faire semblant que planter des électrodes dans le dos d’une grenouille est une activité sympathique que vous allez donner envie aux gens de se passionner. Votre laboratoire en carrelage blanc avec des bocaux de formol sur les armoires, franchement, c’est pas la peine d’en ouvrir les portes. Il faut dire la vérité : La science, ça sert à prédire quels sont les prochains numéros qui vont sortir à l'Euro-millions, à pirater les codes des antennes GSM pour téléphoner gratuitement et à trouver des phéromones qui vous rendent sexuellement irrésistible.
13 juin 2007
Anti-bac, t'es rien
On sait bien que les diplômes sont faits pour les gens qui n’ont pas de talent. Ou pas de relations. Néanmoins, ici, comme en France ou en Allemagne, les lycéens peuvent combler les temps morts pendant les matches de Roland Garros par leurs révisions d’équations d’oxydo-réduction ou de l'histoire des idées sous Platon. Les plus chanceux pourront même prolonger le plaisir jusqu'aux premières du Tour de France, voire jusqu'à l'automne. Le bac, ça ne sert pas seulement à faire des chansons de Michel Sardou, ou à nous servir tous les ans les mêmes reportages faciles dans les mêmes journaux télé avec les mêmes images (y a juste les questions du bac philo qui changent, celles de l'épreuve de physique-chimie, curieusement, appelant moins les commentaires de café du commerce). Le bac ça sert surtout à rentrer à l'université, qui joue un excellent rôle de passage entre le monde où vous alliez gratuitement travailler et le monde où vous serez payé pour ne pas faire grand chose (je vous laisse tourner cela comme vous l'entendez...)
Au Luxembourg, selon une logique implacable, l'enseignement général se termine par un Examen de Fin d’Etudes Secondaires. Cela aurait pu s'appeler l'EFES, mais comme l'université s'appelait déjà à son origine le CUL (Centre Universitaire de Luxembourg), ça commençait à faire un peu lourd. Du coup, ce diplôme attribué sur base de 1/3 des notes de la classe de 1° et 2/3 des notes de l'examen s'appelle couramment le Bac. Comme en France, donc. Sauf que les candidats doivent, en plus des épreuves écrites, se soumettre à trois épreuves orales. De même, malgré toutes les bêtises que nous ressortent tous les ans les journalistes français, les tests de philo ne sont pas seulement une spécificité française. Ici, les lycéens ont même l'immense privilège d’étudier Descartes en Français et Hannah Arendt en Allemand.
En Belgique, c’est le contrôle continu qui est en vigueur, mais avec des gros paquets d’examens à intervalles réguliers (les blocus) qui amènent les élèves à bachoter tous les ans, ce qui n’est pas vraiment plus confortable. Pour des raisons d'harmonisation européenne, les belges ont eux aussi un baccalauréat depuis quelques années. Mais il correspond aux 3 années d’études supérieures après "notre" bac (et donc au terme britannique de bachelor plus qu'au baccalauréat français, ce qui est logique vu que l'anglais est une langue officielle du plat pays). Merci Bruxelles. Sinon, il existe réellement un bac européen, délivré par l’école européenne, qui mixe évaluation continue et examens durant les deux dernières années de lycée.
11 juin 2007
Haussons le Niveau
Encore un mauvais point pour Luxembourg, qui n’en finit pas de figurer parmi les derniers de la classe. Oui, oui, j’ai bien dit vous là-bas, à côté du radiateur, ne regardez pas en l’air. Cette fois-ci, il ne s’agit pas de palmarès sportif, ni du nombre de porte-avions nucléaires par habitant, ni de taux d’obésité, il s’agit d’altitude. J’ai vérifié dans la liste des points culminants et le verdict est implacable : Luxembourg est le 190 ° pays en terme d'altitude. Encore plus bas que son voisin belge, pourtant surnommé le plat pays, dont le signale de Botrange culmine (si on peut appeler ça culminer) à 694 mètres.

Au Grand Duché, le Kneiff, du côté du paisible village de Trois-Vierges, atteint péniblement les 560 mètres. N'y allons pas par quatre chemins, c’est une colline. Il n’y a même pas de belvédère, de buvette ou de piste de skis de fond comme en Belgique. Pas non plus de parking avec plein de cars de Hollandais (vu de chez eux, le sommet belge, c’est un peu l’Everest).
Alors, autant on a organisé des jeux pour les petits pays pour réussir à figurer dans les 3 premiers, autant quand on voit le 3-0 contre l’Albanie on réalise que le classement FIFA est une cause définitivement perdue, autant il serait bon de commencer à réfléchir à des solutions pour améliorer cette histoire de point culminant, qui n'est pas flatteuse pour un pays qui n'a pourtant aucun accès à la mer :
- Faire d’une pierre deux coups en construisant un gratte-ciel plus haut que le Taipei 101 (508mètres) surtout si on part d’un endroit qui n’est déjà pas au niveau de la mer. Style, au hasard, le plateau du Kirchberg, qui collectionne déjà un paquet d’immeubles. Hop, on peut raisonnablement espérer atteindre les 900 mètres de haut, si on se réfère à l’actuel projet Dubaïesque. Disons que ça nous situerait autour de la 160° place, on dépasse les Seychelles et le Togo, c’est déjà ça. Et on gagne une première place dans un classement mondial.
- Abaisser le niveau de la mer du Nord. Oui, parce qu’on compte les altitudes « à partir du niveau de la mer » et que ce niveau n’est pas le même partout (ni entre marée haute et marée basse, d’ailleurs). Du coup, vous videz la mer du Nord et vous la mettez dans les autres mers du globe et, hop, le tour est joué. Vous montez d’autant que les autres descendent. Si chacun repart avec un jerrican de son week-end à Knokke-le-Zoute et va le vider dans la méditerranée, y a moyen de gagner quelques mètres.
- Réduire le niveau des autres points culminants, histoire de faire baisser le niveau des autres. Il faut envoyer plein de petits Luxembourgeois avec des pioches ou des batons de dynamite pour réduire en poussière la bonne dizaine de milliers de montagnes au-dessus de 560 mètres. Sans parler des plateaux, des villes comme Mexico ou Katmandou, bref, c’est pas gagné.
- Envahir le Népal. Tout bien réfléchi, c’est encore la solution la plus simple. Ou alors acheter une petite parcelle pas loin du sommet de l’Everest pour être numéro 2 mondial. Y a des volontaires pour appeler le roi du Népal et lui demander combien il veut pour 200 m² de cailloux sur sa montagne ? Une petite enclave, comme ça, dans le budget de l’Etat grand-ducal, ça doit pas représenter grand-chose.
07 juin 2007
Rock'n Roll is Red
Bref, il faudra vraiment avoir l'esprit large pour apprécier l'ensemble de la programmation. On aurait eu Chantal Goya, Marylin Manson, Björk et Mika dans un même line-up que l'effet aurait été à peu près équivalent. Enfin, reconnaissons que les organisateurs ont réussi à faire venir de véritables pointures. Mais il est un peu dommage de ne pas avoir de ligne éditoriale, surtout si on pense que 10 jours avant aura lieu le désormais traditionnel Rock-A-Field, qui propose pour 45 euros un programme à peu près cohérent avec, entre autres, The Killers, Queens of the Stone Age, The Hives et Billy Talent.
Cet été, si on pousse un peu plus loin, on peut même comparer au Pukkelpop de Hasselt (130 € pour 3 jours avec The Smashing Pumpkins, Sonic Youth, Kaiserchiefs, the Hives et Chris Cornell - encore, ils doivent faire du camping du côté de la Baraque Fraiture -, Arcade Fire, Nine Inch Nails, Devendra Banhart... bref une bonne brochette complétée par 5 ou 6 groupes ou DJ électros : Just Jack, Justice, Basement Jaxx, Laurent Garnier, Cassius, Alex Gopher). L'autre grande date de la grande région sera probabalement, comme chaque année, le festival de Werchter, où figure à peu près tout ce que le rock compte d'intéressant (vous pouvez reprendre tous les noms cités jusqu'ici, enlever Chantal Goya et ajouter Arctic Monkeys, Lily Allen, Snow Patrol, the Kooks, Muse, Pearl Jam, Razorlight, Damien Rice, Tori Amos, Rufus Wainwright, Mika, The Klaxons, Peter Gabriel, Beastie Boys, Bloc Party et les Chemical Brothers). Pas mal, non ? Evidemment, tout est déjà vendu.
Alors, finalement, comment choisir ? Je vous propose une solution qui aura le mérite d'épargner également (temporairement) vos tympans : avoir une femme enceinte, ne pas vouloir l'abandonner plusieurs jours, et réserver ses congés pour plus tard dans l'année. Si cela vous semble un peu compliqué à organiser dans les délais impartis, il y a aussi la posture "ne rien choisir, ce sont des concerts à la chaîne en 45 minutes top chrono où les artistes livrent en général leurs pires prestations devant des publics qui ne sont pas venus pour eux. Et en plus il pleut une fois sur deux".
05 juin 2007
Le People Migrateur
Le premier truc pour attirer les gens, c’est faire croire que c’est super, donc que c’est réservé aux autres amis de Jean Roch. Evidemment, on parle ici des amis pas-stars, ceux qui paient pour boire du Bernard Massard en se faisant marcher sur les pieds par des blondes en talons aiguilles, pas ceux qui sont payés pour boire du Veuve Clicquot dans des canapés. Pour cela, il faut mettre un videur à l’entrée. Noir, forcément. Comme ça il peut éjecter tous ceux qui ne sont pas blancs sans être accusé de racisme. Trop malin.
Ensuite, comme les pubs pour visiter le Luxembourg ne sont pas arrivées jusqu'au Grand-Duché, il faut faire connaître l’événement intersidéral aux gens susceptibles de se presser devant les grilles du VIP pour avoir l’immense chance d’être une pas-star et de payer 10 € la moindre consommation servie par un barman qui tire la gueule. Pour cela, quoi de plus indiqué qu’une petite publicité à base de spots radios ? Voilà, c’est fait, c’est comme ça que moi, pas-star et pas-ami de Jean Roch, j’ai entendu parler de ce glorieux anniversaire. Vous noterez au passage la contradiction avec le premier point : d’un côté il faut bien montrer que c’est un super privilège, de l’autre il faut que tout un chacun soit libre de voir Emmanuelle Béart en personne se gratter le nez.
Pour terminer, il faut bien choisir sa cible : ce qui compte aujourd'hui, mes cocos,
ce n'est pas d'avoir du talent, d'être célèbre, d'être beau, de savoir taper dans un balon, d'avoir du pouvoir. Ce qui compte vraiment c'est d'avoir un paquet de pognon (et d'être prêt à en dépenser encore plus). Et y en a un qui a bien compris où étaient concentrés les complexés du porte-feuilles, les frustrés de l'apparence, les gens prêts à claquer 200 euros par tête pour une soirée bar-resto-boîte, c'est bien le patron du VIP qui a osé compléter sa trilogie Paris-Cannes-St Tropez par... Luxembourg ! Ca fait pas rêver les stars, mais y a de la jante 19 pouces...
Oh my Dog !
Plus fort que le pit-bull sérigraphié sur la vitre arrière d’une Golf noire, plus moderne que l’autocollant de berger allemand à côté de la plaque d’immatriculation, plus populaire que les accessoires Gucci et Louis-Vuitton pour nos « amis » à 4 pattes, moins cruel que les bonsaï-kitten, le dog-tuning consiste à exprimer votre personnalité à travers votre animal domestique. Comme vous le feriez avec votre voiture. Pas seulement lui passer un pull ou lui donner votre coiffure, comme dans les publicités Cesar, mais oser aller jusqu'au bout de la démesure, avec le même excès que le tuning sur les voitures.
04 juin 2007
Transe en danse
C'est donc par pure curiosité, et par proximité géographique, que j'ai poussé la porte du CPCA, transformé pour l'occasion de Luxembourg 2007 en Palais de la Danse (officiellement Dance Palace selon une règle de l'anglicisme peu compréhensif dans le paysage linguistique de la grande région). Hé bien, ça m'a plu. Ce qui m'a séduit, moi, indécrottable réfractaire aux merveilles de la danse contemporaine, c'est l'approche prise par le projet : tous les mois, trois ou quatre troupes préparent un spectacle qu'elles donneront après 30 jours de travail. Un peu comme à la fête de l'école, sauf que personne n'est déguisé en léopard, que c'est sans Chantal Goya, et qu'il y a un peu plus d'improvisation et de professionalisme. L'originalité c'est que, depuis le premier jour, le public est invité à venir assister aux répétitions.










